« Être sophrologue : c’est être pédagogue du mieux-vivre dans son rapport à soi, aux autres, et au monde »

Sophro Portrait de Matthieu Wiart

Nous vous présentons Matthieu Wiart, sophrologue, formateur, consultant, formé à la Méditation Pleine Conscience et à la Programmation Neuro-Linguistique à Lyon.

Matthieu, comment as-tu découvert la sophrologie dans ton parcours ?

J’ai découvert la sophrologie en 2008.

A l’époque, j’étais consultant pour la gestion des clubs sportifs.

Je me posais des questions sur ma pratique et mon rapport au stress. J’avais aussi le désir d’en savoir plus sur l’être humain et d’être un acteur de son évolution.

J’ai alors rencontré Luc Audoin, directeur de l’école CEAS de Paris, dans son bureau à l’ambiance authentique et fantasque, perché en haut  d’un immeuble du 10ème arrondissement.

Quels changements la sophrologie a-t-elle créés chez toi ?

Je me suis mis à écouter mes émotions, mes ressentis, écouter davantage mon corps et cela m’a amené à mieux appréhender mes tensions et lâcher-prise. La sophrologie a fait davantage naître mon intuition, ma créativité et ma sensibilité.

J’ai pu alléger mes ressentis de stress et aussi mieux dormir, prendre davantage confiance en moi et dans mon travail. La sophrologie a ouvert plein de portes intérieures, et encore dernièrement, depuis le début de la pandémie, la sophrologie m’a permis de développer mon adaptabilité professionnelle et personnelle.

Quelle conception as-tu du métier de sophrologue ?

Le métier de sophrologue a des difficultés à affirmer son identité, vis-à-vis de la médecine, comme vis-à-vis de l’éducation, et du monde de l’entreprise. Le/la sophrologue serait tout à la fois : thérapeute, formateur, coach.

Au final, nous aurions peu de clarté sur qui nous sommes.

La réponse pour moi, c’est qu’il y a autant de sophrologies que de sophrologues : notre identité est multiple.

Être sophrologue, c’est être pédagogue du mieux vivre dans son rapport à soi, aux autres, et au monde. Un pédagogue transmet un ensemble de techniques pour accompagner au développement de l’équilibre du corps et du mental : aider au déploiement du potentiel de la personne.

Cette pédagogie peut alors se transmettre au travers de différentes postures (de thérapeute, de coach, de formateur), que doit choisir chaque sophrologue pour forger son identité. Le métier de sophrologue représente pour moi une posture multiple donc une identité multiple qui créé des ponts entre les monde de la médecine, de l’éducation, du sport, de l’entreprise, et bien d’autres.

La/le sophrologue peut être un acteur incontournable des besoins ressentis par l’être humain pour faire évoluer son mieux-vivre.

Quelle est ton rôle dans le réseau « La Parenthèses » ?

Je coordonne depuis Mars 2020 le réseau « La Parenthèse » qui existe depuis 1996, dont j’étoffe et fait évoluer l’action et sa communauté.

Je m’y suis engagé pour principalement répondre à mes valeurs de transmission et de partage pour nous autres, sophrologues.

Ma posture et mon action visent clairement à fédérer les sophrologues de toutes sensibilités. J’aimerais permettre à chacun d’être acteur de son chemin dans la pratique de la sophrologie et dans la profession de sophrologue par l’impulsion et la mise en musique d’événements et initiatives diverses : conférences, ateliers, sophro-balades, magazine de la Parenthèse, ressources de pratiques du site Internet.

Ces évènements stimulent à la fois les liens entre sophrologues et l’enrichissement personnel et professionnel.

Ce réseau est national, avec également des membres en Belgique, Suisse, au Luxembourg, et au Canada.

Peux-tu nous donner quelques exemples concrets d’aide dans la pratique des sophrologues ?

Cette année, nous avons organisé d’Octobre 2020 à Mars 2021 différents ateliers et conférences : « tabacologie et sophrologie », « gestion des conflits », « accompagnement au deuil », « vertus et pratiques de l’agilité et de la coopération », « tridimensionnalité passé-présent-futur en soutien de la confiance et de la motivation », « les visages du son ».

De plus, au Printemps 2021, 8 sophro-balades et 7 rencontres natures sont organisées pour les sophrologues pour échanger et partager.

Notre journal trimestriel a fait peau neuve, et devient le « Mag de la Parenthèse ».

Quels conseils pourrais-tu donner à des personnes cherchant à se réorienter professionnellement et désirant devenir sophrologue ?

Construisez des liens entre vos appétences/curiosités/compétences/qualités/réseaux d’aujourd’hui et la sophrologie que vous exercerez demain, car vous deviendrez plus alignés et votre projet professionnel prendra davantage de corps.

Il est donc nécessaire de prendre dans ses expériences professionnelles passées ce qu’on aime, ses réseaux, ses compétences, pour les embarquer dans le métier de sophrologue.

Tu vas intervenir au congrès de la FEPS (Fédération des Ecoles Professionnelles de Sophrologie) qui se déroulera le 16 au 17 Octobre 2021 à Paris. Quelle sera ta thématique ?

 Je vais intervenir sur le thème de la sophrologie à l’épreuve de l’endurance sportive.

J’évoquerai comment la sophrologie soutient, accompagne le sportif et ses capacités dans la durée et dans l’intensité de son effort : amélioration de la concentration, confiance, motivation, dans l’endurance jusqu’à la performance.

De par mon expérience d’ultra-traileur, et d’accompagnement de sportifs en sophrologie dans les sports d’endurance (triathlon, marathon, moto enduro), j’apporterai mon témoignage à titre professionnel et personnel sur cette thématique.

Congrès de la FEPS du 16 au 17 Octobre 2021 à Paris : programme et inscriptions via :
https://www.eventfeps.com/#schedule

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Crédit photo : Soundtrap sur Unsplash
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