Évelyne Roussillon

Évelyne Roussillon

Sophrologue depuis 2011, titre RNCP

Formée à la PNL depuis 2004.

Formée à la Communication Non Violente et effectué de très nombreux stages auprès du CNVC (Centre pour la Communication Non Violente – Asso. CNV France) depuis 2007.

Spécialisations en psychosexualité depuis 2017 : en sexothérapie (praticienne en sexologie), à la thérapie de couple, à l’approche tantrique (discipline psychocorporelle).

« L’accompagnement en sexualité me permet de voyager, d’explorer et redécouvrir toujours comme pour la première fois, le cœur des humains, le corps de l’intime. »

Evelyne ROUSSILLON propose un module Sophrologie et Sexualité à l’ISRA pour la Formation Continue du 2 au 4 Octobre 2020.

Pourrais-tu partager avec nous comment ton parcours t’a amené à te former à la sexothérapie ?

C’est avant tout le contact avec les personnes que j’accompagne dans mon cabinet de sophrologie qui m’en a donné l’envie et la curiosité, leurs questions, les difficultés sexuelles qu’elles me confiaient. Le manque de désir et de plaisir des femmes dans la sexualité m’a beaucoup sensibilisé, et bien-sûr l’intérêt personnel que je porte à cette thématique qui m’a toujours interrogée.
L’accompagnement en sexualité me permet de voyager, d’explorer et redécouvrir toujours comme pour la première fois, le cœur des humains, le corps de l’intime.

Quels sont les avantages pour toi d’associer la sexothérapie avec la sophrologie ?

Ce qui m’a interpellé et plu dans la sophrologie, c’est la combinaison et l’interdépendance des 3 pôles : corps, émotions, mental.

En sexualité nous retrouvons ces 3 axes de travail :

  • le corps et ses sensations sensuelles et érotiques, la façon dont nous l’avons apprivoisé et dont l’aimons, notre image corporelle,
  • les émotions : celles que nous avons refoulées (à cause de trauma peut-être) ou celles que nous avons du mal à apprivoiser telles que la peur, la colère, le dégout, la honte…, et qui viennent handicaper notre sexualité,
  • le mental, notre psychisme, notre éducation, nos préjugés nous rappellent à l’ordre lorsque nous voudrions vivre certaines libertés, transgressions et fantaisies dans notre sexualité,
    Avec notre mental, intervient aussi ce qui compose notre imaginaire érotique.
  • Et une autre composante importante en sexothérapie et également présente dans les consultations de sophrologie qui est la relation à l’autre et la communication, (car je le rappelle, la sexualité, ce sont et des gestes et des échanges).
    Nous sentons-nous suffisamment en confiance avec l’autre pour nous dire tel que nous sommes, pour lâcher-prise et nous abandonner ?

Est-ce que l’association avec la sophrologie permet d’activer les soins en sexothérapie ?

Bien-sûr, et il s’agit d’une association très complémentaire.
Le travail sur la respiration et la détente est fondamental pour accéder à la disponibilité mentale et au plaisir, tout comme l’accès au lâcher-prise qui va favoriser le plaisir et l’orgasme, le lien avec son corps et ses sensations corporelles, le regard positif et aimant sur son corps, la confiance en soi afin de se libérer de l’angoisse de performance, nos capacités imaginatives …
Voilà déjà quelques passerelles qui vont parler à tous les sophrologues.

Est-ce que tu accompagnes des couples ou plutôt des personnes seules ? Des hommes viennent-ils en consultation ?

Effectivement, depuis que j‘ai développé cette compétence, je reçois beaucoup plus d’hommes qu’avant. Je peux dire que désormais, la répartition homme-femme s’est équilibrée.

Les personnes consultent soit seules (qu’elles soient célibataires ou en couple), soit en couple. Et lorsqu’elles vivent en couple, et qu’elles viennent seules, je demande à rencontrer le (la) partenaire à un moment donné, car une partie de la démarche se fait à deux. Dans un couple, la sexualité engage les deux personnes, en général.

Quels seraient tes conseils pour des sophrologues qui aimeraient se former à la sexotherapie ?

Je les invite à suivre la formation que je dispense à l’ISRA pour venir découvrir cette thématique, et la façon dont ils, elles se sentiront à l’aise avec l’intime.

À la suite de cette formation, les sophrologues formé(e)s peuvent d’ores et déjà aller rencontrer des sexologues et thérapeutes de couple de leur département afin de se présenter et proposer de travailler en équipe pluridisciplinaire. Ils, elles peuvent également afficher l’attestation de formation dans leur salle d’attente, ce qui va attirer l’attention de certaines personnes qui se sentiront de ce fait plus à l’aise pour évoquer leur trouble sexuel pendant la consultation. C’est une excellente approche.

Et si leur motivation est de poursuivre avec une formation en sexologie (sexothérapie) alors nous pourrons échanger sur les possibles au cours de la formation à l’ISRA.

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